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Le sport en France
La France figure parmi les nations les plus sportives, avec les Etats –Unis, la Chine, la Russie, l’Allemagne et la Grande-Bretagne.
Cette affirmation n’est pas seulement liée au décompte des médailles dans les compétitions internationales et aux 7 200 sportifs de haut niveau bénéficiant d’un accompagnement et d’un soutien particuliers.
Elle résulte aussi du tissu particulièrement dense constitué par près de 170 000 clubs ou sections de club dans lesquels plus d’un million de bénévoles jouent un rôle essentiel en matière d’animation et de gestion. Ces clubs sont affiliés à une ou plusieurs des 118 fédérations françaises (dont 30 olympiques) qui délivrent, au total, plus de 16 millions de licences à des sportifs de tout âge.
Ces licenciés disposent de plus de 256 000 équipements sportifs (hors espaces et sites des sports « nature ») recensés dans une base de données nationale - le R.E.S. - et permettant de pratiquer une ou plusieurs des 320 disciplines inventoriées.
Au-delà de l’activité spécifique des adhérents à des associations sportives, plusieurs études convergentes estiment à plus de 35 millions le nombre de personnes de plus de 15 ans pratiquent, au moins une fois par semaine, une ou plusieurs activités physiques ou sportive (A.P.S.). (*)
Sur le plan économique, les activités physiques ou sportives génèrent une dépense annuelle de plus de 31 milliards d’Euros par an (environ 1,8 % du P.I.B.) dont la moitié en provenance des ménages (avec une progression de 4 à 5 % par an) et un tiers en provenance des collectivités locales. (**) Sur le plan de l’emploi, environ 180 000 salariés dépendent de ce secteur, dont plus de 110 000 directement associés à l’animation, la gestion et l’encadrement des activités à caractère sportif.
Plus de 70 000 éducateurs sportifs titulaires d’un diplôme délivré par le ministère chargé des sports sont en exercice. Ils sont les salariés d’environ 20 000 employeurs, bien souvent des associations régies par la loi du 1er juillet 1901.
Mais ces chiffres élogieux ne doivent pas faire oublier les inégalités constatées en matière de pratique sportive.
Ainsi, les femmes, par exemple, ne constituent qu’un tiers du total des pratiquants. Les jeunes non diplômés sont 2 fois moins nombreux à pratiquer un sport couramment que les diplômés de l’enseignement supérieur et moins du tiers des collégiens est inscrit à l’association sportive de leur collège.
S’agissant des jeunes vivant dans les quartiers sensibles, ils sont proportionnellement beaucoup moins nombreux à s’inscrire dans un club. C’est encore plus marqué dans le cas des jeunes filles.
Par ailleurs, si plus de 80 % des 15-24 ans affirment pratiquer une activité physique ou sportive régulièrement, les plus de 65 ans sont moins de 40 % à connaître les bénéfices sanitaires et sociaux d’une pratique régulière. Les plus de 60 ans sont 3 fois moins nombreux à s’inscrire dans une association sportive que les 15-29 ans.
Quant aux personnes handicapées, malgré le dévouement exceptionnel des dirigeants et animateurs des associations sportives spécialisées et les efforts d’aménagement de ces dernières années sur le plan de l’accessibilité, elles se retrouvent encore en trop petit nombre sur les espaces sportifs.
Enfin, concernant les équipements, plus de 70 % des installations sportives ont été construites depuis plus de 30 ans. Elles connaissant souvent une vétusté importante, parfois à la limité des normes de sécurité. Certains « bassins de vie » restent notoirement sous-équipés.
Ces disparités et ces carences expliquent, pour une bonne part, pourquoi l’Etat, notamment par l'action du ministère de la santé et des sports et du C. N. D. S., continue à s’inscrire dans une démarche incitative et régulatrice pour le développement de la pratique sportive en France. Ainsi, l’article L.100-1 du Code du sport stipule, dans le consensus : « Les activités physiques et sportives constituent un élément important de l’éducation, de la culture, de l’intégration et de la vie sociale. Elles contribuent notamment à la lutte contre l’échec scolaire et à la réduction des inégalités sociales et culturelles, ainsi qu’à la santé. La promotion et le développement des activités physiques et sportives pour tous, notamment pour les personnes handicapées, sont d’intérêt général.»
Sources : ( * ) La pratique des activités physiques et sportives en France (Enquête INSEE 2003)
( ** ) Statistiques du ministère chargé des sports - Stat-info 2008





